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Ingénieur, entrepreneur, analyste process, coach en organisation et stratégie numérique
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Le rôle de l'ingénieur

Cet article s'adresse tout particulièrement aux ingénieurs, mais pourra intéresser de manière plus large toute personne qui souhaite se donner les moyens d'agir.

Garder le contrôle

Notre expérience dans les industries graphiques a malheureusement montré que les sujets considérés connexes - ce qui est manifestement un tort en ce qui concerne la colorimétrie et la gestion de la couleur pour les imprimeurs et les professionnels du pré-presse - sont souvent délaissés par les ingénieurs - ou référents techniques - qui se contentent de choisir des "solutions" sans regard critique sur leur performance. "J'ai pignon sur rue donc vous pouvez me faire confiance" est d'ailleurs l'argument de vente préféré des vendeurs de ces solutions.

Lors de la formation d'ingénieur, on apprend des choses théoriques, et puis on finit par acheter sans comprendre... au prétexte que le sujet est trop complexe pour remettre en cause la parole des "spécialistes" ? par manque de temps ?

Le domaine de la gestion de la couleur est à la croisée de la physique et de l'informatique. Comprendre les modèles théoriques et les expérimenter sur un petit échantillon (un pixel suffit) permet de se faire une idée précise de ce qui peut marcher. Il est important pour l'ingénieur de continuer de séparer les fonctions pour contrôler chaque étape.

Les produit qui dominent aujourd'hui le marché sont aujourd'hui construit sur des modèles beaucoup plus naïfs que la théorie de Kubelka et Munk par exemple, élaborée dans les années 1930 et qui s'applique merveilleusement bien à la description du comportement des encres à pigments en termes de rendu.

L'ingénieur doit être le garant de la cohérence de la chaîne, et pour cela il ne doit jamais perdre les outils de contrôle élémentaire.

Viser le résultat

De la bonne volonté, cela signifie que l'on met en place à chaque étape les meilleures pratiques.

Pour un graveur hélio, le résultat, cela signifie sortir une épreuve (contractuelle) et graver des cylindres qui permettent d'obtenir le même rendu du premier coup. Ici, la "pédale du chef" autorise une certaine médiocrité en héliogravure.

La bonne volonté induit de se couvrir avec les noms rassurants du marché mais produit un résultat médiocre du fait que personne n'audite l'ensemble et que les gros défauts se situent dans l'incohérence, pas au niveau de chaque machine.

Viser le résultat implique une démarche de réappropriation du savoir, et donc de quitter les noms rassurant au profit de ce qui est publié, c'est-à-dire revenir aux fondamentaux de la recherche.

Article publié ou mis à jour le 2015-07-25

Catégories : couleur

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