/

Ingénieur, entrepreneur, analyste process, coach en organisation et stratégie numérique
Cofondateur de Copliant - Associé Switch and Co

Copliant

Switch & Co

Conclusion

Les industries graphiques n'échappent pas à la loi du marché : obtenir le meilleur résultat au meilleur prix dans les meilleurs délais. Cette course inéluctable vers l'efficacité peut emprunter différents chemins, mais les grandes avancées se font toujours par l'innovation.

Sur le fond, la recherche sur la couleur n'a pas fait de pas de géant depuis la première moitié du XXème siècle, et même si nous comprenons aujourd'hui beaucoup mieux les mécanismes physiologiques par lesquels nous percevons la couleur, les théories physiques et pratiques principales existaient déjà.

Ce qui a changé dans les dernières décénies du siècle passé, c'est la mise à disposition, à des prix tout à fait abordables par les acteurs des industries graphiques, non seulement du matériel de mesure (en particulier les spectrophotocolorimètres) mais aussi des ordinateurs possédant la puissance de calcul nécessaire au traitement de la couleur d'images comportant couramment plusieurs millions de pixels.

L'innovation récente, dans ce domaine, n'a pas consisté en la trouvaille des théories physiques sur lesquels faire reposer le modèle, pas plus qu'en la mise au point des matériels de mesure de la couleur. La vraie innovation a résidé dans la modélisataion et la mise au point de simulateurs paramétrables du procédé industriel, qui étape par étape, ont permis de construire une approche rationnelle de la gestion de la couleur tout au long de la chaîne graphique.

La qualité de la chaîne graphique n'est pas la somme des qualités de ses différents maillons, de la même manière qu'une grande équipe sportive ne se construit pas (uniquement) sur les talents individuels de ses membres : il ne suffit pas de mettre ensemble les onze meilleurs joueurs de football du monde pour en faire la meilleure équipe du monde.

L'élaboration d'un imprimé industriel est un processus qui met en jeu beaucoup d'acteurs et de métiers différents, et la qualité du résultat en général, de la reproduction de la couleur plus particulièrement, ne dépend pas seulement de la qualité de chaque étape, mais aussi et surtout de la cohérence de l'ensemble.

La première vertu de la gestion de la couleur est d'apporter une relative maîtrise à l'ensemble de la chaîne graphique, en essayant non pas d'optimiser chacun de ses maillons mais en maximisant l'efficacité de la totalité de la chaîne.

Connaître et comprendre la gestion de la couleur permet de prendre les décisions en mesurant les conséquences des choix pris sur la qualité en termes de couleurs du produit.

Article publié ou mis à jour le 2015-07-29

Catégories : couleur

Une réaction ?

0 commentaires

Votre nom :

Votre e-mail : (non publié)

Commentaire :

Commentaires